Presque le silence

Une heure du matin, je tourne dans mon lit. Je tends l’oreille mais n’entends rien. On pourrait croire le silence total. Pourtant, je sais que quelque chose a bougé. Enfin, je pense. C’est un très léger bruit qui m’a réveillé. Mais même en me concentrant de toutes mes forces, je n’entends que le bourdonnement de mon sang battant mes tempes. Un bruit sourd qui rend le silence encore plus oppressant. Et qui m’empêche de me concentrer sur les bruits extérieurs. Du coup, j’écarquille les yeux au maximum pour discerner le moindre mouvement dans l’ombre. Et là, j’aperçois, dans le coin opposé, un courant d’air qui déplace un énorme mouton de poussière. Ça me rassure. Au moins dix secondes. D’où vient le courant d’air?

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