Cycle urbain

Le printemps explose en une nuée de papillons à la vue d’une chemise entrouverte sur un torse artistiquement velu, d’un rouge à lèvres éclatant qui souligne la moindre moue, de l’attitude nonchalante d’un jeune quadra propre sur lui, de la jupe légère de ma voisine de métro. Les regards fatigués tentent de pétiller ; l’envie de contacts devient tangible.

Le printemps revient et avec lui l’ébahissement naïf devant une jolie frimousse aux yeux verts, l’ivresse quand me parvient à la faveur d’une heure de pointe l’arôme délicat d’un gel douche au creux du cou, le chatouillis d’une mèche de cheveux sur la joue. La météo a beau faire grise mine, les hormones ne se trompent pas : l’heure des amours est bien là et avec lui le sternum qui se bloque et s’allège au gré des rencontres fugaces.

Avant que l’été sous terre n’impose à tous la promiscuité, les aisselles en sueur et les peaux moites, il est temps de profiter des quelques semaines de ventres palpitants et d’échines délicatement hérissées.

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